_LA_ méthode pour S’ÉMANCIPER par le SAVOIR

Ce guide m’a fait arrêter d’être un petit con

Avant-propos

Ce guide n’est pas destiné aux bonnes gens du Gemini espace qui pour la plupart sont des millenials terminally en ligne et qui savent se comporter. Il a plutôt en tête comme clientèle ces abrutis de zoomers qui foutent en l’air nos espaces de discussions favoris au lieu de garder leurs saletés sur ce qui leur est destiné : « reddit point com » et « twitter point com ».
S’ils insistent pour venir parler avec nous alors ils se doivent de s’éduquer un minimum.

Introduction

Ma très (très) grande expérience de la vie, presque 19 années d’apprentissage inarrêtable, d’essais erreurs fructifiants, m’a permis d’adopter le parfait /mindset/ pour ne pas finir à 40 ans à dire des lieux communs.
Pour Spinoza Baruch (mort depuis un bout de temps) nous sommes déterminés par nos affects ; pas de libre-arbitre donc ! Quelle horreur. Tout le monde ou presque veut une vie avec du sens ! Pourquoi ce faquin se coupe-t-il l’herbe sous le pied ? Tout simplement parce qu’on peut se créer des « poches » de libre-arbitre indirect, à travers le savoir ! En ayant conscience de notre condition on s’approche de plus en plus d’un véritable libre-arbitre.

Êtes-vous prêt pour 10 étapes qui vont vous faire faire un 360° et s’éloigner de votre condition misérable et ignorante ?

Guide [OFFICIEL]

Premièrement, cela passe non pas uniquement par des connaissances techniques (et par technique je n’entends pas que la science, mais aussi la métaphysique et la philosophie en général) mais aussi par une façon de penser soi et le monde qui nous entoure. Je n’ai pas encore trouvé de terme adapté donc je vais juste appeler ça « l’intelligence ». Ça n’a pas beaucoup de sens mais faites le rapprochement avec mon gars Baruch.
Une personne ayant énormément de connaissance peut tout à fait être un sombre abruti malgré tout. Je peux vous donner l’exemple de mon professeur en amphithéâtre d’UNIX et C : détenteur d’un doctorat en intelligence artificielle, il est apparemment en crise de la quarantaine et s’est trouvé comme nouvelle passion l’écologie. Super bravo, très fort ! Malheureusement, un manque criant d’esprit critique et de tenue le pousse à croire qu’il a tout compris et que si on suivait SON plan de réforme du monde on ne mourrait pas tous du réchauffement climatique. Il a le même avis sur d’autres sujets, toujours avec la même rhétorique et morale d’esclave. Triste !
Plutôt que d’adopter une critique structurelle et politique de son sujet, il préfère s’embourber dans une logique néolibérale de la responsabilité individuelle.
Qu’est-ce qui pourrait expliquer ça, alors qu’il est censé être une personne adulte particulièrement douée et raisonnable ?
C’est le matrixage : à force de se concentrer sur l’amassage de connaissances techniques on oublie de développer une qualité importante, celle de l’intelligence.

Attention, je ne dis pas que l’un est inutile tandis que l’autre est indispensable ; les deux le sont et se permettent entre-elles d’aller plus loin (la dialectique tmtc).
Comme la deuxième n’est pas enseignée à l’école, il faut donc pouvoir le faire autre part. J’ai personnellement choisi (’fin non du coup) de le faire via les internets.
La culture « underground » (plus tant que ça aujourd’hui) a notamment joué pour moi un rôle énorme dans cet apprentissage, le choix de l’anonymat en est un aspect majeur. Il est dit qu’il permet à tout le monde de pouvoir s’exprimer librement en laissant son identité réelle au placard (ce qui a ses limitations mais passons). Votre discours est donc analysé sous le même prisme que tout le monde, sans hiérarchie (à l’inverse, remarquez comment un post avec un capcode ## Mod est traité même anonyme). Pour pouvoir discuter sans vous faire insulter, vous n’avez plus qu’une seule issue : il faut écrire un post intelligent.
Intelligent comme décrit plus haut, c’est-à-dire qui n’est pas dépendant de la teneur technique de la prose mais qui possède un certain tact.
C’est là que l’on va poser notre première règle :

Ⅰ. LURK MOAR

…ou comme l’on pourrait dire, fermez-la et tournez votre langue sept (au moins) fois dans votre bouche avant d’approcher le clavier. En participant dans une communauté, il est évident qu’il est nécessaire de s’approprier les codes qui lui sont propres. Mais ce n’est pas tout, car comme en physique l’information ne se perd ni ne se crée, elle se transforme. Chaque cercle est interconnecté avec le reste et donc partage ses codes et habitudes avec ce reste.
En règle générale, il s’agit de ne pas avoir les mêmes réflexes que les terminally normalfags, de toujours s’interroger sur la question :

Est-ce que le message que je vais envoyer aurait pu être envoyé sur ce serveur de blancos appelé NaN/RtD/Gravier développement ?

Si oui, alors vous devez relire la règle numéro un.
Pour connaître la réponse à cette question, il faut donc lire énormément et s’imprégner de cette culture changeante certes mais qui reste fondamentalement la même depuis des années (il suffit de lire des archives de vieux groupes usenet, BBS japonais ou de 4chan circa-2005 pour comprendre).
L’apprentissage des règles suivantes va également vous permettre un apprentissage plus tranquille.

Secondement, considérez-vous toujours (je dis bien /toujours/) comme un parfait abruti. Attention, il ne s’agit pas de faire paraître à votre entourage que c’est le cas, au contraire.
On se souvient évidemment de Socrate :

Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien, tandis que les autres croient savoir ce qu’ils ne savent pas.

Cela peut paraître bateau et évident, mais ça ne l’est visiblement pas de prime abord, en particulier en politique.
Penser ainsi, c’est se remettre tout le temps en question pour améliorer sa pensée (et donc s’émanciper).
Vient donc la deuxième règle :

Ⅱ. Tu ne sais rien (abruti)

À cela s’ajoute la nécessité de reconnaître les véritables abrutis, heureusement à l’aide de votre esprit critique sans faille vous savez ne pas tomber dans le piège que peuvent tendre les faquins.
Que faire si par malheur vous n’avez pas su résister ?
Relisez la règle numéro 2 : en tombant sur un discours plus précis, vous saurez le reconnaître comme tel et vous améliorer.
Si ce discours n’est pas encore disponible, pas de panique, puisque vous ne savez pas encore si votre connaissance actuelle est abrutie ou pas ! Vous le saurez au moment opportun.

À l’inverse d’un certain crétin pour qui lire est preuve de branlette intellectuelle et pour qui je cite :

moi je trouve que ça fait pitié de parler toujours en se cachant derrière des auteurs, sans jamais dire quelque chose de propre à soi
comme si les autres avaient mieux la capacité de réfléchir que toi

Les autres ont autant de capacité cognitive que vous (même si soucis physiques ! à mon humble avis). Seulement il est stupide de croire que cette chose « propre à soi » l’est. Tout ce qui nous est appris nous ne l’avons pas inventé, la seule différence entre une personne qui n’a pas appris et une qui sait est que le discours de la première sera creux : des lieux communs que tout le monde a déjà traité.
À l’inverse la personne savante (pareil, ici savante ne veut pas dire érudit mais qui a su s’émanciper) aura bien plus à dire et sera concise et précise.
On arrive donc à la troisième règle qui découle de la précédente :

Ⅲ. Ta connaissance n’est pas tienne (et ne le sera jamais)

Pensez aux couches d’abstractions en informatique : pour écrire un navigateur internet, vous n’allez pas implémenter votre propre stack TCP/IP !

Des nains sur des épaules de géants

nous sommes et il faut s’empresser de le reconnaître.
Pensez l’inverse et restez ras-les-pâquerettes, à regarder d’en bas ceux qui ont eu l’intelligence de rester modeste.

Ne pas suivre les trois règles précédentes est un problème qui fait partie d’un souci plus important : celui d’être un blanc sur internet.
Par blanc on n’entend pas la couleur de peau, mais bien d’un comportement précis, celui de se croire comme savant, d’être gênant et de ne pas avoir lurké suffisamment.
Attention, à force de ne pas vouloir en être un on peut finir par oublier la règle numéro 4 et retourner à la case départ. C’est arrivé à plus d’un (RIP).
Parfois il vaut mieux accepter sa condition et travailler petit à petit dessus plutôt que de forcer et de devenir un edgelord de merde moqué par tous. C’est bien plus honorable.
Être blanc veut aussi dire se placer dans une position politique précise : celle du néolibéralisme. Cela inclut le pseudo-progressisme comme le racelardisme.
À propos du pseudo-progressisme, cet avis de normalfag que dire une insulte apporte forcément haîne et destruction après elle est particulièrement ravageur : on se retrouve à chercher qui a dit quoi et on oublie le fond (cela peut vous rappeler le plateau de CNews tout comme twitter dep).
On peut en déduire la quatrième règle :

Ⅳ. N’ayez pas peur des mots, ayez peur du sens qu’ils portent

Si sur 4chan « pédale » est un mot courant, il a perdu presque tout son sens pour en porter un nouveau.
Pourtant, on voit depuis un certain nombre d’années (notamment depuis 2014/16) que ces mots ont repris leur sens sur ce site et que les zoomers edgy comme les boomers fascistes envahissent les planches en les détruisant petit à petit.
Le vocabulaire n’a pourtant presque pas changé (mis à part les buzzwords agaçants).

Vous remarquerez, d’un point de vue spinoziste, que ce changement assez abrupt de mentalité par l’invasion de newfags sur ce forum n’a rien d’anodin : les gens sont déterminés par les structures, il y a donc un élément déclencheur.
C’est apparemment RapeApe cette lopsa qui fout la merde depuis que Poole a vendu le site à Nishimura. Mais attendez, comment se fait-il qu’une personne puisse changer d’elle-même des structures affectives qui régissent les autres ? Tout simplement parce que le cadre est ici différent : physiquement, RapeApe a un pouvoir politique de décision sur la limite à poser du discours sur /pol/ notamment et sur la direction que le site prend au fil du temps, contrairement au monde réel où il y a beaucoup trop de monde et pas de « leviers physiques » qui permettent un contrôle total de la population (même si on s’approche dangereusement de cette situation).
Et même si cette tafiole a les moyens d’agir sur une certaine catégorie de gens, ces propres actions suivent le mouvement d’extrême droite états-unien.
Conclusion ? La cinquième règle :

Ⅴ. Tu es déterminé

NEVAH FORGET et prenez vous-mêmes conscience de vos propres affects, ça vous évitera beaucoup d’erreurs de jugement.

Un des autres soucis qui peut survenir dû à un non-respect de la règle numéro 2 est le non-dosage : en pensant avoir la connaissance ultime, on se retrouve à adopter des points de vue non maîtrisés, qui donne uniquement envie de dire :

Ⅵ. Dose par pitié

Évidemment ne vous méprenez pas; il ne s’agit pas d’être un centriste de merde néolibéral pseudo-progressiste ! Partir du principe que c’est une position d’« entre-deux » nous mène à cette conclusion incorrecte.
Un autre exemple intéressant est la gauche dite « woke ». Je vais prendre l’aspect legbutt du sujet : en considérant que la société genrée (cis normée) est inutile et que de telles considérations le sont également, on peut vite arriver à penser qu’on a tout compris, même en suivant la règle numéro 2 — on accepte que notre connaissance est limitée mais on considère nos prémisses comme vraies inconditionnellement. Seulement on arrive à un problème où l’on évite de considérer les conditions matérielles d’existence et dans une pensée de gauche c’est faire un énorme faux-pas. Il faut donc toujours relativiser et considérer ses propres bases de réflexion comme fragiles et toujours améliorables.

Les erreurs de jugement souvent arrivent en regardant le passé, que ce soit avec mépris ou nostalgie.
On peut prendre l’exemple de l’URSS et des jeunes adultes staliniens. Ceux-là qui sont nés bien après 1991 se permettent de bander allégrement sur une époque qu’ils n’ont jamais connue. Une chose est de reconnaître les bonnes choses qui ont pu en sortir, ignorer toute raison par branlette sur des concepts tels que le pouvoir en est une autre.
Avant de sortir votre zizi du caleçon, prenez en compte ce conseil : bandez en modération. Ignorez cette sagesse à vos risques et périls (en particulier celui de se souvenir de votre jeunesse honteuse à 30 ans).

On déduit des règles précédentes le septième principe :

Ⅶ. Pas de morale d’esclave

Écoutez Antoine Goya : son analyse à ce niveau-là est irréprochable. Oui, les droitardés sont autant des salopes de woke que les gauchiasses. À ne pas doser, on se retrouve à adopter des postures morales sans aucune base théorique et on s’heurte à ses propres contradictions.

Pour toujours garder l’esprit frais et ne pas raconter n’importe quoi, ainsi que de toujours suivre ces piliers cités tout au long de l’article, il est également important de suivre cette huitième règle :

Ⅷ. Aie un rythme de sommeil régulier

Cette sagesse n’a pas été suivie lors de l’écriture de ce texte, vous pourrez donc admirer le résultat.

Ⅸ. ???

Ⅹ. Profitez

…mais n’oubliez pas les règles précédentes. (¯▿¯)

Nota bene

Ce guide a été écrit en totale contradiction avec ces principes, nique les règles de toute façon.

Retour au gemlog
Retour à l’accueil

Commentaires (2)

Écrire un commentaire

Par Anonyme, le 30 septembre 2023 :

Anonyme a raison en sah

Par Anonyme, le 12 septembre 2023 :

La police qui change de couleur en mode rainbow road surario kart m'empêche de lire sans saigner des yeux ALED